21 juillet 2011
L'envie de ne pas savoir

© détail de l'exposition des jouets créés par Libuše Niklová, au musée des Arts Décoratifs
"Ah c'était plus simple avant, au moins on ne se posait pas la question, on n'avait pas d'autre choix que d'attendre !"
Aujourd'hui, une des questions à laquelle les futurs parents doivent répondre le plus souvent, c'est "Tu sais si c'est une fille ou un garçon ?"
Même mon boucher me l'a demandé l'autre jour.
Même une mamie dans la file d'attente chez le primeur me l'a demandé. Sûrement parce que son teckel lui avait posé la question. Bref, tout le monde veut savoir "ce qu'il y a là-dedans".
C'est drôle, tout le monde semble se poser la question, sauf moi. Présentè-je les symptômes précoces de la mauvaise mère ?
Bon, quand je dis que je ne me pose pas la question, c'est un peu hypocrite. Bien évidemment que parmi le million de questions que je me pose à son sujet quotidiennement, celle de son sesque gravite. Mais je ne veux pas savoir. Et s'il y a un point sur lequel je suis inébranlable, c'est bien celui-là. Je veux bien me laisser influencer sur le choix de la poussette (en fait je veux bien qu'on me dise QUELLE poussette acheter, ça nous fera gagner du temps), ou du siège auto, mais sur cette question, non non non, pas moyen.
Et ce qui me laisse rêveuse c'est que les raisons pour lesquelles je ne veux pas savoir si c'est une fille ou un garçon, sont globalement les mêmes que celles pour lesquelles les déjà mamans avec qui j'en ai parlé, ont voulu savoir.
"Ça m'a aidé à l'imaginer, à communiquer avec lui, elle"
"Ça simplifie les choses pour la recherche du prénom"
"Quand même c'est bien de savoir, pour préparer les choses, la chambre, tout ça"
"J'avais super envie d'une fille, je voulais vite savoir !"
Résultat la maman qui avait super envie d'une fille m'a confessé que quand elle a appris que c'était un garçon, elle s'est mise à pleurer, a regretté d'avoir demandé, et compris que si elle avait attendu, elle n'aurait jamais connu cette déception qu'il lui a ensuite fallu gérer pendant la deuxième moitié de sa grossesse.
Ceci dit, c'est vrai que toutes ces raisons sont bien compréhensibles, notamment pour la recherche du prénom.
Mais j'aime trop ce mystère, l'idée qu'il/elle, vit dans sa petite bulle secrète, qu'il y aura cette énorme surprise au terme de ces neuf mois durant lesquels seuls nous trois savons quand et comment il/elle a bougé. Et accepter que ce soit à peu près la seule chose qu'il/elle nous laisse savoir.
J'aime imaginer comment sera ce petit garçon, sans exclure que ce soit une petite fille, et rêver à d'autres choses, bref, rester dans le rêve.
Ne pas tirer son portrait avant qu'il/elle ne nous l'ai montré.
Ne pas prendre d'avance sur lui/elle.
Ne pas accélérer le temps qui file déjà si vite.
Le/la laisser nous surprendre, tout simplement.
Ne pas recevoir des containers de pyjamas bleus/roses.
Non vraiment, l'idée de savoir si je vais lui acheter des slips ou des culottes alors qu'il n'a même pas fini de fabriquer ses oreilles me chiffonne trop.
Take your time baby, be what you want. We will manage.
01 juillet 2011
1+1=1

Aucun post en avril ... 2 en mai ... 3 en juin ... Les plus assidus d'entre vous auront sans doute remarqué que je n'ai pas brillé par mes bavardages pendant ce dernier printemps. L'explication est très simple en fait. J'ai, pendant un temps, perdu mes piles. Un beau jour, une nouvelle à petits petons est tombée, une petite personne en devenir a fait son entrée dans mon monde, et dans ce tourbillon naissant, j'ai perdu mon cerveau. Enfin disons qu'il s'est mis en sommeil. Difficile de me concentrer sur autre chose ça : j'attends un bébé.
Alors comme ce blog n'est spécialisé en rien et s'inspire de tout, il risque d'être quelque peu influencé par cette jolie nouvelle. Sans aller jusqu'au post comparatif de poussettes, disons qu'il va peut-être lui arriver de voguer dans le monde de l'enfance (que j'ai parfois l'impression de quitter à peine).
Enfin je dis ça, je n'en sais rien, j'imagine. Je découvre en fait, ce que c'est que d'attendre un bébé. Et c'est, disons, assez bouleverssif. Ca n'existe pas ? Mais si.
La prunelle de nos yeux est attendue pour début décembre, d'ici-là, j'ai bien l'intention de continuer à écrire sur ce blog, en veillant à ne pas trop vous ennuyer, les futures mamans sont parfois un peu auto-centrées du bidon ... ne leur en veuillez pas, elles sont heureuses.
Beau weekend à toutes et tous !
ps : merci Christophe pour ces jolis petits chaussons chinois à grelots !
pps : ppff, vous ai même pas raconté que quatre de mes photos ont été exposées dans une galerie de Brighton en Angleterre en mars ...
ppps : re ppff, et puis aussi en avril j'ai fait des photos chez les Petits Monstres, et des photos des colliers Petits Poèmes trop jolis ... pff
pppps : bon ok en mai et juin j'ai dormi
29 juin 2011
Lectures pour votre été
Une info un peu réchauffée que j'avais envie de partager avec vous, pour vos prochaines lectures estivales ... si vous cherchiez des idées. Achetez donc le numéro de printemps de la revue 6 mois, intitulé Chine, L'Empire jeune.
Et plongez-vous également dans l'excellente Revue XXI. Vous soutiendrez le photojournalisme de qualité, et découvrirez le monde ... sans publicités. A lire !
Et tiens, tant que j'y suis (dans les infos réchauffées !), autre lecture pour vos vacances. Vous savez peut-être que je suis une inconditionnelle de Joyce Carol Oates. Son écriture me passionne. J'ai lu dernièrement Petite soeur, mon amour, et je ne peux que vous le recommander. Evidemment si vous souhaitez une lecture distrayante et facile pour la plage entre deux ballons, ce n'est pas le livre qu'il vous faut.
Dans son 37ème roman, Oates s'empare une fois de plus d'une histoire vraie, pour la réécrire, pour lui trouver une conclusion. Ce meurtre non élucidé d'une petite reine de beauté dans l'Amérique classe moyenne arriviste, "passionne" encore tout un pays plus de dix ans après les faits. Ce cera le point de départ de Oates (qui changera les noms, les professions, la courte vie de la petite fille qui ne sera pas reine de beauté dans le livre mais mini championne de patinage artistique ...)
Il s'agit d'une histoire cruelle, d'un livre difficile, d'une photographie sans concessions d'une certaine classe sociale américaine prête à tout sacrifier pour briller en société, jusqu'à ses enfants.
L'enfance, c'est de cela qu'il s'agit, le titre l'annonce. Les parents, leurs travers pathétiques subis par leur progéniture forcément déséquilibrée. Ici le narrateur est le grand frère souffrant de diverses pathologies physiques et psychologiques légères, mais clairvoyant sur son pauvre monde qui s'étiole, sur sa mère qui s'éloigne de lui pour se consacrer entièrement à la carrière de sa petite soeur. Sa petite soeur, son amour.
Mais le personnage principal c'est une fois de plus l'écriture de Oates, sa plume foisonnante (parfois compliquée, tant de notes de bas de page qu'il ne faut surtout pas négliger !) qui ne vous laisse pas le choix que de vous enivrer de ses livres, tant ils vous prennent au cerveau littéralement, tant vous êtes les personnages.
Il y a du suspens mais ce n'est pas un polar, il y a de la cruauté mais ce n'est pas un roman d'horreur. C'est un roman psychologique, dans le rayon très grande littérature. C'est le 37ème livre de Joyce Carol Oates, et il est excellent.
16 juin 2011
Corrigé du Bac Philo 2011 par Lady Gaga
L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?
(séries L)
Il y a comme ça, des citations qui vous plongent dans des réflexions abyssales. Quand j'ai lu celle de Lady Gaga ci-contre, je me suis dit wow, cette fille n'est pas seulement célèbre, elle EST la célébrité. Puisque d'après elle, sa célébrité précédait sa carrière.
Alors, était-elle voyante ? victime de ses illusions ? ou simplement portée par son ego démesuré ?
Vous avez quatre heures.
15 juin 2011
Aujourd'hui, distribution de ...

30 mai 2011
Pause botanique

20 mai 2011
Denise Bombardier par franceinter
Et ici, un autre point vue très intéressant de l'affaire : cliquez
15 mars 2011
l'attente

Cliquez sur la publicité ci-dessus pour découvrir (et participer si vous êtes dessinateur) cette action de solidarité menée par la communauté des illustrateurs CFSL. 
(dans un petit restaurant de poisson cru, au marché aux poissons de Tokyo, en 2008)
09 mars 2011
mardi gras

Voili voilou ... les portraits d'enfants que j'ai réalisés samedi pour l'adorable magasin Les Petits Monstres sont en ligne sur mon site.
Pour résumer : que-du-bonheur de faire ces photos ! Une vingtaine de bambini et de bambinettes tous plus craquants les uns que les autres, qui se sont pris au jeu de mon mini studio en-matelassé installé dans la boutique.
A refaire !
Makeup: La Toupie Rouge
Pour voir les photos c'est par ici.
(non mais vraiment, il est pas trop craquant Arthur ??)
04 mars 2011
mini studio photo
Et voilà ! le mini studio photo pour la séance de portraits enfants chez Les Petits Monstres est installé !
Vous devez être âgé de 3 à 6 ans pour pouvoir y participer, mais c'est gratuit, et les places sont très limitées, alors bonne chance !
Toutes les infos sur mon billet précédent.
Les Petits Monstres, 49 rue Caulaincourt, Paris 75018
Animation maquillage & photo de 16h à 18h le samedi 5 mars
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
